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Retrouver sa virginité, Afrik.com

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Article publié le vendredi 3 Août 2007par Afrik.com


Nombreuses sont les femmes qui, à l’approche de leur mariage, souhaitent avoir recours à une reconstruction de l’hymen pour « se donner» à l’être aimé. Afin de taire un certain passé sexuel, cette intervention se répand de plus en plus. C’est en ce sens que le site internet Africk.com aborde ce sujet dans son article et propose des solutions aux femmes.

Je suis algérienne. J’ai 27 ans et je suis vraiment dans la même galère que vous. Je cherche aussi à faire l’hyménoplastie car c’est ma survie qui en dépend. Pour moi c’est une question de vie ou de mort. Seulement, je ne sais pas si ce genre de chirurgie se pratique ici, en Algérie. J’espère trouver quelqu’un qui pourra m’aider, m’orienter ou même me donner une adresse. » Cet appel à l’aide fait partie des nombreux messages que l’on trouve sur divers forums de discussion sur Internet. Des forums où des musulmanes pétrifiées à l’approche d’un mariage s’informent auprès de celles qui sont déjà passées par là.

« L’intervention est assez simple, explique le site Chirurgie Intime.info. Une des techniques, très naturelle, consiste à utiliser les séquelles hyménéales en les incisant dans leur partie médiane et en les réunissant. L’opération dure une demi-heure sous anesthésie locale accompagnée de sédation. » La réfection dure entre quelques jours et plusieurs semaines, selon le procédé et le type de fils utilisés, et doit provoquer un saignement lors de la nuit de noces – bien qu’il soit prouvé que tous les hymens ne saignent pas lors de la première pénétration.

L’intervention est accessible dans certains hôpitaux et cliniques de chirurgie esthétique. Une pratique que ne cautionnent pas le Collège nationale français des gynécologues et obstétriciens et plusieurs spécialistes, qui estiment qu’elle représente « une atteinte à la dignité des femmes ». Reste que les requêtes seraient en augmentation.

Elles semblent varier en fonction des régions. « En 2006, je n’ai pas vu de femmes. Début 2007 non plus », confie le Dr Sébastien Madzou, gynécologue-obstétricien à Angers. Le Dr Stéphane Saint-Léger, qui exerce à Aulnay-sous-Bois, estime pour sa part qu’« il y a une augmentation, mais cela reste infime. Ce n’est pas tous les jours ». Le Dr Marc Abécassis est chirurgien plasticien à la Clinique du Rond-Point des Champs-Elysées de Paris. Le nombre de femmes qu’il opère est bien plus important que celui de nos praticiens hospitaliers. « Il y a quatre ou cinq ans, on faisait quatre ou cinq opérations par an. Aujourd’hui, on en a trois par semaine, entre sept et dix par mois », explique le spécialiste.

L’écart des prix entre les secteurs public et privé est énorme. « Je compte ça comme une plastie vulvaire, donc, à partir de là, c’est remboursé par la sécurité sociale », indique un gynécologue. « Quand l’opération est faite en consultation, elle coûte juste le prix de la consultation. En hôpital, c’est un peu plu cher », poursuit un de ses confrères. Le Dr Abécassis indique pour sa part que l’opération coûte « 2 500 euros, mais il faut insister sur le fait que toutes les charges sont comprises ».

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