La posthectomie ou circoncision
La Circoncision par le Docteur Marc Abécassis
Le Dr Marc Abecassis explique le déroulement d’une intervention de chirurgie intime ayant pour but l’ablation du prépuce.
Qu’est-ce que la posthectomie ?
La posthectomie, ou circoncision, est une intervention chirurgicale consistant à retirer le prépuce, cette partie de peau recouvrant le pénis.
Elle peut être pratiquée pour diverses raisons : médicales, religieuses, culturelles ou esthétiques.
Pourquoi se faire enlever le prépuce ?
La posthectomie est recommandée pour des raisons médicales, notamment en cas de phimosis.
Dans le cas d’un phimosis, le prépuce ou l’anneau préputial est trop serré pour être rétracté sur le gland, ce qui rend le décalottage difficile, voire douloureux. Il peut être dû à plusieurs facteurs : congénital, traumatique ou suite à des infections répétées.
De nos jours, les circoncisions à des fins esthétiques sont une pratique courante. Les patients sont de plus en plus sensibilisés à cette possibilité et nombreux sont ceux qui y sont déjà familiers, notamment dans certaines régions du monde où il s’agit d’une opération chirurgicale courante. La posthectomie esthétique peut non seulement améliorer l’apparence du pénis, mais aussi faciliter l’hygiène personnelle. De plus, certaines études très sérieuses affirment que la circoncision permet de réduire le risque de maladies sexuellement transmissibles.
Cette intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale ou générale.
Après la procédure, le gland est exposé en permanence.
C’est une intervention qui a des suites simples, mais comme toute intervention chirurgicale, elle doit être réalisée par un chirurgien qualifié et expérimenté pour minimiser les risques et garantir les meilleurs résultats possibles.
Déroulement d'une posthectomie
La consultation préopératoire est une étape cruciale avant toute intervention chirurgicale.
Ce rendez-vous est l’occasion pour le patient et le chirurgien d’échanger ouvertement afin de préparer l’intervention de manière sûre et efficace.
La procédure de la posthectomie, les bénéfices escomptés et les risques potentiels sont expliqués au patient de façon détaillée à ce moment. C’est également le moment où le chirurgien confirme que la posthectomie est la meilleure option.
L’intervention est généralement réalisée sous anesthésie locale ou générale, selon les préférences du patient et les recommandations du chirurgien. Voici les étapes principales de la procédure :
- Préparation du patient : Avant l’opération, le patient est préparé pour l’intervention. Cela comprend une douche bétadinée préalable et l’anesthésie, qui permettra une intervention sereinement vécue et simple.
- Retrait du prépuce : Le chirurgien réalise une incision au niveau du prépuce. Le type et l’emplacement de celle-ci peuvent varier en fonction de la technique chirurgicale utilisée, de la quantité de peau à réséquer et du résultat attendu. Le prépuce est alors excisé, exposant le gland.
- Sutures : Le chirurgien réalise des points de sutures à l’aide de fils résorbables au niveau de l’incision. Ces sutures se dissolvent d’elles-mêmes au cours de la cicatrisation.
- Fin de l’intervention : Une fois l’opération terminée, une compresse ou un pansement stérile est appliqué sur la zone opérée et une substance grasse sera utilisée au niveau du gland pour atténuer le frottement avec les tissus. Le patient est ensuite transféré en salle de repos avant de rejoindre sa chambre.
La durée de l’opération est de 30 minutes environ. Les patients peuvent rentrer chez eux le jour même de l’intervention.
Comme pour tout acte chirurgical, il est essentiel de suivre attentivement les instructions post opératoires du chirurgien pour assurer une guérison optimale.
Une sensation d’inconfort ou une sensibilité sont couramment ressenties par le patient les premiers jours après l’intervention, et la grande majorité de nos patients disent ne pas ressentir de douleur ni de gênes majeurs.
La reprise d’une activité sexuelle peut se faire au bout de trois semaines. Un suivi post-opératoire sera réalisé de façon étroite avec le chirurgien.
Information
Par respect pour l’intimité de nos patients (surtout pour la chirurgie intime) nous avons choisi de ne pas publier de photographies avant/après.
Les images peuvent conduire certains patients à vouloir reproduire exactement le résultat d’une autre personne, alors que l’objectif est une augmentation personnalisée, modérée et adaptée à leur anatomie.
Chaque anatomie et chaque résultat étant uniques, la consultation médicale, l’examen clinique et une information personnalisée restent les moyens les plus sérieux d’évaluer les possibilités d’une intervention.
Vos questions sur la circoncision au Docteur Marc Abecassis
Le docteur Marc Abecassis répond aux questions les plus fréquemment posées. Vous vous posez d’autres questions sur la circoncision ?
Qu'est-ce qu'une circoncision esthétique chez l'adulte ?
La circoncision, également appelée posthectomie, consiste à retirer tout ou partie du prépuce afin de laisser le gland découvert de manière permanente. Chez l’adulte, elle peut être réalisée en l’absence de nécessité médicale, à la demande du patient, pour des raisons personnelles ou esthétiques. La consultation préopératoire permet d’analyser la demande, d’examiner l’anatomie et de vérifier que les attentes sont réalistes.
Quel résultat esthétique peut-on attendre ?
Le résultat dépend notamment de l’anatomie initiale, de la quantité de peau retirée, de la position de la cicatrice et de la cicatrisation propre à chaque patient. Ces éléments sont discutés avant l’intervention. Malgré la précision apportée au geste, un résultat esthétique déterminé avec une exactitude absolue ne peut jamais être garanti. Un œdème et un aspect irrégulier de la cicatrice sont habituels au début et ne préjugent pas du résultat définitif.
Comment se déroule l'intervention et quelle anesthésie est utilisée ?
La circoncision esthétique est habituellement réalisée sous anesthésie générale afin d’assurer un meilleur confort au patient et de permettre le déroulement de l’intervention dans des conditions opératoires maîtrisées. Le prépuce est retiré selon le projet défini, puis la peau est refermée avec des fils résorbables. Les modalités de l’anesthésie sont confirmées après l’évaluation préopératoire et la consultation avec le médecin anesthésiste. Les risques propres à l’anesthésie sont expliqués avant l’intervention.
Les suites opératoires sont-elles douloureuses ?
Une gêne, un gonflement, des ecchymoses ainsi qu’une sensibilité accrue du gland sont habituels pendant les premiers jours. Leur intensité et leur durée varient selon les patients. Les douleurs sont généralement prises en charge par un traitement antalgique adapté. Le respect des soins locaux et des consignes communiquées par le chirurgien contribue au bon déroulement de la cicatrisation.
Combien de temps faut-il pour cicatriser ?
La cicatrisation s’effectue progressivement sur plusieurs semaines. Les fils résorbables disparaissent spontanément, selon un délai variable. L’œdème et l’aspect de la cicatrice continuent ensuite à évoluer pendant plusieurs mois ; le résultat esthétique ne doit donc pas être jugé trop précocement. La durée exacte de la cicatrisation reste individuelle et peut être prolongée si l’évolution locale le nécessite.
Quand peut-on reprendre le sport et les rapports sexuels ?
La reprise des activités est progressive et dépend de l’évolution clinique. Les efforts importants, les activités entraînant des frottements ainsi que les rapports sexuels doivent être interrompus pendant la durée indiquée par le chirurgien. Les rapports ne doivent être repris qu’après cicatrisation complète et après l’avis du chirurgien, habituellement autour d’un mois après l’intervention. Une reprise trop précoce peut notamment entraîner une douleur, un saignement ou une désunion de la cicatrice.
La circoncision modifie-t-elle la sensibilité ou la sexualité ?
Le gland est souvent plus sensible dans les premières semaines, puis cette sensation évolue progressivement. À plus long terme, certains patients peuvent percevoir une modification de leurs sensations. La circoncision n’empêche habituellement ni l’érection ni l’orgasme, mais l’expérience sexuelle reste individuelle. Les conséquences possibles doivent être abordées avec le chirurgien avant toute décision.
La circoncision protège-t-elle contre les infections sexuellement transmissibles ?
La circoncision ne protège pas contre l’ensemble des infections sexuellement transmissibles et ne dispense jamais des mesures de prévention recommandées, notamment l’utilisation du préservatif lorsque celui-ci est indiqué. Elle ne constitue pas non plus une méthode contraceptive. Toute affirmation de bénéfice préventif doit être replacée dans le contexte médical propre à chaque patient.
Quels sont les risques et les complications possibles ?
Comme toute intervention chirurgicale, la circoncision comporte des risques. Il peut notamment survenir un saignement, un hématome, une infection, un retard ou une désunion de cicatrisation, une cicatrice douloureuse ou inesthétique, une asymétrie, une modification de la sensibilité ou une insatisfaction concernant le résultat. Une prise en charge complémentaire, voire une correction chirurgicale secondaire, peut rarement être nécessaire. Un saignement persistant, une douleur importante ou croissante, de la fièvre, un écoulement inhabituel ou une difficulté à uriner justifient de contacter rapidement le chirurgien ou un service médical.
Comment est organisé le suivi postopératoire ?
Un calendrier de consultations postopératoires est proposé et adapté à l’évolution de chaque patient. Les contrôles sont habituellement organisés environ une semaine, un mois et trois mois après l’intervention. Un contrôle complémentaire est idéalement réalisé entre six et huit mois afin d’apprécier l’évolution cicatricielle à plus long terme. Des consultations supplémentaires peuvent être programmées chaque fois que la situation le nécessite.