Lifting scrotal ou chirurgie de la palmure scrotale
Le lifting scrotal par le Docteur Marc Abécassis
Le Dr Marc Abecassis explique le déroulement de l’intervention de chirurgie intime du lifting scrotal
C’est quoi un lifting des testicules ?
Le lifting scrotal, également appelé scrotoplastie, est une intervention de chirurgie plastique visant à resserrer et raffermir la peau du scrotum.
Avec le temps, ou parfois en raison de facteurs génétiques, la peau du scrotum peut prendre un aspect distendu et pendant. Cela peut causer un inconfort physique, voire des douleurs pendant certaines activités physiques ou les rapports sexuels et occasionner une gêne esthétique.
Le lifting scrotal consiste à enlever l’excédent de peau au niveau des bourses pour créer un aspect plus jeune et tonique.
C’est une procédure qui peut être réalisée seule, mais elle est aussi parfois combinée avec d’autres interventions, comme la pose d’implants testiculaires ou une lipopenosculpture (agrandissement de la taille du pénis), pour obtenir un résultat esthétique global harmonieux.
Le lifting scrotal s’adresse tout autant aux hommes jeunes qu’aux hommes plus âgés en bonne santé qui ressentent un inconfort dû à un excès de peau dans le scrotum impactant leur vie intime, ou qui sont insatisfaits de l’apparence de leur scrotum.
Cependant, comme pour toute opération chirurgicale, une première consultation avec le chirurgien avec un examen clinique est essentielle pour discuter des objectifs du patient, de ses antécédents médicaux et de ses attentes concernant les résultats. Ce rendez-vous permettra au chirurgien de mettre en place une stratégie chirurgicale adaptée.
Déroulement de l’opération pour retendre la peau pendante des testicules
Le patient est préparé en suivant les recommandations du chirurgien. Ceci peut inclure des instructions spécifiques comme l’arrêt du tabac ou de certains médicaments. Un délai légal de réflexion de 15 jours devra être respecté entre la première consultation et le lifting testiculaire.
L’opération se déroule généralement sous anesthésie locale. Une fois l’anesthésie réalisée, le chirurgien commence à faire une incision au niveau du scrotum en suivant le dessin préopératoire réalisé. L’emplacement et la taille de l’incision dépendent de l’ampleur de l’excès de peau à retirer. Le chirurgien procède ensuite à la résection de l’excès de peau pour permettre le remodelage des testicules. Une fois l’excès de peau retiré, le chirurgien procède à la fermeture cutanée à l’aide de fils de suture résorbables, et la cicatrice sera très peu visible.
Après l’opération de lifting des testicules, le patient est emmené en salle de réveil pour être surveillé pendant qu’il se réveille de l’anesthésie.
Une fois que les effets de l’anesthésie se sont dissipés, une sortie du patient le jour même est possible.
Des ecchymoses et un œdème bénin peuvent apparaître sous une quinzaine de jours. Ils s’estompent naturellement avec le temps.
Le lifting scrotal offre de bons résultats qui seront définitifs 3 mois après l’intervention. Les complications sont rares mais possibles comme pour toute opération chirurgicale.
En cas de doute, contactez immédiatement votre chirurgien pour discuter de vos symptômes ou préoccupations.
Information
Par respect pour l’intimité de nos patients (surtout pour la chirurgie intime) nous avons choisi de ne pas publier de photographies avant/après.
Les images peuvent conduire certains patients à vouloir reproduire exactement le résultat d’une autre personne, alors que l’objectif est une augmentation personnalisée, modérée et adaptée à leur anatomie.
Chaque anatomie et chaque résultat étant uniques, la consultation médicale, l’examen clinique et une information personnalisée restent les moyens les plus sérieux d’évaluer les possibilités d’une intervention.
Vos questions sur le lifting des testicules au Docteur Marc Abecassis
Le docteur Marc Abecassis répond aux questions les plus fréquemment posées.
Vous vous posez d’autres questions sur l’opération pour retendre la peau pendante des testicules ?
Qu'est-ce qu'un lifting scrotal ?
Le lifting scrotal, ou scrotoplastie de réduction, est une intervention de chirurgie plastique qui consiste à retirer un excédent de peau du scrotum afin d’en réduire le relâchement. Il peut être envisagé devant une gêne esthétique, une sensation d’encombrement ou un inconfort pendant certaines activités. L’indication repose sur l’examen clinique et sur une discussion précise des attentes du patient.
Qu'est-ce qu'une palmure pénoscrotale ?
La palmure pénoscrotale correspond à une insertion anormalement haute, ou trop distale, de la peau du scrotum sur la face ventrale, c’est-à-dire inférieure, du pénis. La peau scrotale remonte ainsi sur la verge et forme un repli qui efface partiellement l’angle naturel entre le pénis et le scrotum. Dans la littérature médicale anglophone, elle est appelée penoscrotal web ou penoscrotal webbing. Elle peut modifier l’apparence de la verge et parfois occasionner une gêne lors des rapports sexuels ou de certaines activités.
Quelle est la différence entre un excédent cutané et une palmure pénoscrotale ?
L’excédent cutané correspond à une peau scrotale trop abondante ou relâchée, responsable de bourses plus pendantes. La palmure pénoscrotale concerne, quant à elle, la jonction entre le pénis et le scrotum : la peau scrotale présente une insertion anormalement haute, ou trop distale, sur la face ventrale de la verge et efface partiellement l’angle pénoscrotal. Ces deux situations sont distinctes, mais elles peuvent coexister et être corrigées au cours de la même intervention lorsque l’examen clinique le justifie.
Pourquoi cette gêne peut-elle s'accentuer avec l'âge ?
Les propriétés de la peau et des tissus de soutien évoluent au cours du temps. Une diminution progressive de l’élasticité cutanée peut accentuer le relâchement du scrotum. D’autres facteurs individuels peuvent intervenir, notamment l’anatomie constitutionnelle, les variations de poids, les antécédents locaux ou certaines interventions. L’âge n’est toutefois ni la seule cause ni, à lui seul, une indication opératoire.
Comment se déroule l'intervention ?
Le dessin de la résection est établi avant l’intervention en fonction de l’anatomie et du résultat recherché. En cas d’excédent cutané, le chirurgien retire la quantité de peau jugée nécessaire, en veillant à préserver une fermeture sans tension excessive. En cas de palmure pénoscrotale, le geste vise à redéfinir la jonction entre la face inférieure du pénis et le scrotum. La fermeture est habituellement réalisée à l’aide de fils résorbables. La technique exacte est adaptée à chaque patient.
Quel type d'anesthésie est utilisé ?
Le lifting scrotal et la cure de palmure pénoscrotale peuvent être réalisés sous anesthésie locale ou générale. Le choix dépend de l’importance du geste, des éventuelles interventions associées, de l’état de santé et du confort du patient. Il est défini avec le chirurgien et, lorsqu’une anesthésie générale est envisagée, après consultation avec le médecin anesthésiste.
Quelles sont les suites habituelles ?
Un œdème, des ecchymoses, une sensation de tension ou une gêne locale sont habituels pendant les premiers jours. Leur intensité et leur durée varient selon les patients. Des soins locaux et un traitement antalgique sont prescrits selon les besoins. La cicatrice évolue progressivement pendant plusieurs mois et le résultat ne doit pas être apprécié trop précocement.
Quand peut-on reprendre le sport et les rapports sexuels ?
Le délai dépend de l’étendue du geste et de l’évolution de la cicatrisation. Les activités sportives, les efforts importants, les frottements et les rapports sexuels doivent être interrompus jusqu’à une cicatrisation suffisante. Leur reprise est habituellement envisagée autour d’un mois après l’intervention et uniquement après avis du chirurgien. Ce délai peut être prolongé si l’évolution locale le nécessite.
Quels sont les risques et les complications possibles ?
Comme toute intervention chirurgicale, le lifting scrotal et la cure de palmure pénoscrotale comportent des risques. Il peut notamment survenir un saignement, un hématome, un œdème prolongé, une infection, un retard ou une désunion de cicatrisation, une cicatrice douloureuse ou inesthétique, une asymétrie, une modification de la sensibilité, une récidive partielle de la gêne ou une insatisfaction concernant le résultat. Une prise en charge complémentaire, voire une correction chirurgicale secondaire, peut rarement être nécessaire. Cette liste n’est pas exhaustive et les risques individuels sont présentés lors de la consultation.