Gynécomastie

Correction de l’hypertrophie mammaire masculine

La gynécomastie est l’hypertrophie du tissu mammaire chez l’homme, source d’inconfort physique et de gêne esthétique. La correction chirurgicale restaure une silhouette masculine harmonieuse et améliore la confiance en soi.

La gynécomastie peut résulter de plusieurs causes : déséquilibres hormonaux, prédisposition génétique, prise de certains médicaments, ou obésité. Une évaluation clinique et parfois endocrinologique permet d’identifier la cause et de déterminer si une intervention chirurgicale est appropriée.

Deux types de techniques sont proposés selon l’étendue de l’hypertrophie et la qualité de la peau :

  • La lipoaspiration seule convient aux gynécomastiesgie légères avec excédent essentiellement graisseux et peau de bonne élasticité. Elle élimine la graisse par aspiration minimale invasive,
  • L’excision du tissu glandulaire est nécessaire lorsque le tissu est glandulaire prédominant. Elle peut être associée à une lipoaspiration et parfois à une réduction de la peau en cas d’excédent important,

Déroulement d'une gynécomastie

L’intervention s’effectue sous anesthésie générale ou locale renforcée selon l’étendue. La durée opératoire est environ une à deux heures. Les incisions sont discrètes, placées au pourtour de l’aréole ou dans les plis naturels.

Les suites comportent un port de vêtement de compression pendant quatre à six semaines. Une limitation de l’activité physique intense est recommandée durant cette période. Les résultats définitifs apparaissent après trois mois, quand l’œdème a complètement régressé.

Comme pour toute intervention chirurgicale, la correction de gynécomastie comporte des risques. Les complications mineures incluent ecchymoses, œdèmes prolongés, sensations transitoires d’engourdissement ou de paresthésies. Les complications plus sérieuses, bien que rares, peuvent être : infection, hématome, seroma, nécrose de la peau ou de l’aréole, asymétrie résiduelle, ou une sensibilité diminuée persistante du mamelon. Un chirurgien qualifié, une technique maîtrisée et un suivi postopératoire rigoureux minimisent ces risques et permettent de détecter rapidement toute anomalie.

Information

Par respect pour l’intimité de nos patients (surtout pour la chirurgie intime) nous avons choisi de ne pas publier de photographies avant/après. 

Les images peuvent conduire certains patients à vouloir reproduire exactement le résultat d’une autre personne, alors que l’objectif est une augmentation personnalisée, modérée et adaptée à leur anatomie.

Chaque anatomie et chaque résultat étant uniques, la consultation médicale, l’examen clinique et une information personnalisée restent les moyens les plus sérieux d’évaluer les possibilités d’une intervention.

Vos questions sur la gynécomastie au Docteur Marc Abecassis

Le docteur Marc Abecassis répond aux questions les plus fréquemment posées. Vous vous posez d’autres questions sur la gynécomastie ?

Quelle différence entre gynécomastie et adipomastie ?

La gynécomastie est principalement glandulaire et forme souvent un noyau ferme derrière l’aréole. L’adipomastie correspond surtout à une accumulation graisseuse, fréquemment associée à une prise de poids. Les deux composantes coexistent souvent. L’examen clinique et l’échographie permettent de préciser leur importance et de choisir entre lipoaspiration, résection glandulaire ou association des deux.

Une gynécomastie peut être sans cause identifiée, mais elle peut aussi être liée à un médicament, un déséquilibre hormonal, une variation de poids ou plus rarement une maladie. Un examen clinique et une échographie mammaire sont demandés ; un bilan hormonal et des examens complémentaires sont réalisés selon le contexte. Une masse dure ou unilatérale, un écoulement du mamelon, une rétraction cutanée ou des ganglions imposent une évaluation spécifique avant tout projet esthétique.

La graisse est traitée par lipoaspiration et la glande résiduelle est retirée lorsqu’elle est présente. La cicatrice glandulaire est principalement placée au bord inférieur de l’aréole. En cas d’excès cutané important, une résection de peau peut être nécessaire, avec des cicatrices supplémentaires expliquées avant l’intervention. L’objectif est d’obtenir un thorax plus plat et harmonieux, sans garantie de symétrie parfaite.

Oui. Le tissu glandulaire retiré est systématiquement adressé au laboratoire d’anatomopathologie. Cette analyse vérifie sa nature. Elle constitue une mesure de sécurité, même lorsque l’examen préopératoire ne montre aucun élément inquiétant.

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale et dure habituellement entre une heure et une heure trente. Cette durée reste indicative et dépend de l’importance de la glande, de la lipoaspiration et d’une éventuelle résection cutanée. L’intervention est généralement ambulatoire, avec retour à domicile le jour même après surveillance. Le Dr Abecassis n’utilise habituellement pas de drains.

Un œdème, des ecchymoses, une sensation de tension, une sensibilité ou une diminution temporaire de la sensibilité des aréoles sont habituels. Les deux côtés peuvent évoluer différemment au début. Le résultat ne doit pas être jugé trop tôt : les tissus s’assouplissent et se rétractent progressivement pendant plusieurs mois.

Un gilet compressif adapté est porté jour et nuit pendant environ quatre à cinq semaines. Il contribue au confort et accompagne la diminution de l’œdème. Il ne doit pas provoquer de douleur importante, de pli marqué, d’irritation ou de difficulté respiratoire. Sa durée peut être adaptée à l’évolution.

La reprise d’un travail non physique est généralement possible après environ une semaine. Un délai plus long peut être nécessaire pour une activité sollicitant fortement les bras ou le thorax. Le sport, la musculation et le port de charges sont repris progressivement après quatre à six semaines et après avis du chirurgien.

Les complications possibles comprennent notamment hématome, saignement, infection, sérome, retard de cicatrisation, cicatrice visible, asymétrie, irrégularité, adhérence ou creux sous-aréolaire, excès glandulaire résiduel, modification durable de la sensibilité ou récidive. Une souffrance de l’aréole est rare mais possible, notamment lorsque les résections sont importantes ou en présence de tabagisme. Une retouche peut parfois être discutée après stabilisation. Cette liste n’est pas exhaustive.

Un calendrier de consultations est adapté à l’évolution de chaque patient. Les contrôles sont habituellement programmés environ une semaine, un mois et trois mois après l’intervention, puis idéalement entre six et huit mois. Des consultations supplémentaires sont organisées si nécessaire. Une douleur croissante, un gonflement rapide d’un côté, une fièvre, une rougeur importante ou un écoulement doivent conduire à contacter rapidement l’équipe chirurgicale.